L’écume de ton souvenir

Caresse d’un zeste, caresse en un geste,
Brise doucereuse qui crisse sous les battants
Au crépuscule d’un jour qui s’annonce détonnant,
Leste et frêle en un geste preste.

Ecume onctueuse d’une vague tourbillonnante
Enveloppante, saisissante, tonitruante
Eclaboussant et recouvrant cette chair verdâtre
Palissant en une transmutation d’un blanc jaunâtre.

Souveraine des profondeurs abyssales
Tu surgis d’entre les antres
Où s’abandonne, caresse d’un zeste,
Ce geste leste, frêle et preste.

Heure cendrée

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….Heure cendrée et enflammée de renouveau,
….Tu jetas ton dévolu sur un nom psalmodié
….Dans les recoins de ton écheveau,
….Embelli, tissé au fil de ton fardeau inhumé.

Ascendance sur moi, tu recherchais.
Nos mots comme suspendus
Au joug de ton couperet,
Scandaient chacun de nos malentendus.

Rompu aux liens d’un mariage factice
Que tu voulais tel un calice ;
L’hostie sacrée, retrouvée dans le ciboire
Du péché originel, allaita tes déboires.

Arrachement au monde des sentiments,
Cette lie devint un désert de Dénonciations.
Repu de Haine et de ressentiments,
Le sanctuaire de tes souvenirs se mua en coalition.

Ta résistance devint abrogation,
S’enveloppant du suaire de la rébellion
Que chaque tentative avortée, dans une scansion,
Refoulait du pas de ta distension.

Heure cendrée et empourprée de Déclin,
Tu rejetas ce dévolu sur un nom psalmodié
Dans les recoins de ton écheveau,
Noirci, tissé au fil de ton tourment exhumé.

Souvenir éthéré

Fragance vaporeuse,
En nappes capiteuses
Tu te distilles
En stries voluptueuses,
Dans une Ouate filandreuse,
Et je jubile …

D’un Musc sauvage,
En Opium-mirage
Je me raffine
En traînées volages,
Dans une ivresse rage,
Et tu culmines …