Nuits assassines

Clou rouillé qui écharde mes songes,
La Courroie blafarde du Mensonge
Dégoûte de Larmes d’Insomnie
Qui fermentent sur le terreau de ma lie.

Fiel suppuré, suturé aux candélabres de mes prières
Votives hululent dans l’âcre bourbier
Où rugissent les mânes de l’Ombre,
Scories de la Faux.

L’attente veille,
S’érige en rituel
Entr’ouvrant la gueule de mes paupières
Où le ballet de ces fibrilles humanisantes
Dont tu colores le visage, Pitié,
Flétrit les songes et te ravive, Complaisance.

Gît le masque de l’Usurpation blême,
Anathème agrippé à la voûte de ton Carême ;
Courroux enfiévré, tu grondes dans mon Espérance
Qui déglutit sous ma roche des perles ambrées,
Miroirs de mon Œil supplicié
Sous l’autel du Péché et de l’Outrecuidance.

Dans cette géhenne auréolée d’asphodèles
Trône le brancard châtié de l’Aliénation
Consécration du crime Paternel en action
Blasphémé d’un cortège de répétitions fidèles.

Le spectre de l’Abandon
Atèle sur la stèle funèbre les arceaux
D’un autodafé régurgité dans ce rituel de l’Ombre
Et te transcende, Haine.

En une génuflexion, s’extirpent Sanctions
Qui s’irisent dans l’arc du Pardon
En une Onction
Sur l’autel de vos oraisons

Je m’en remets à vous, Nuits assassines …