Eudaemonia

OLYMPUS DIGITAL CAMERASerti dans cette ouate stratifiée, Lotus azuré
De Cœurs qui se pâment et distillent leur élixir épicé ;
Lis nacré d’or qui vogue et oscille en spires voluptueuses ;
Tes bulles cotonneuses gorgées de désirs se meuvent
Sur le papyrus de ton appétence veloutée et soyeuse
Et se lissent en une légèreté et volupté onctueuses.

Mantras ensoleillés de vœux dilatés d’enivrement
Ton arc duveté arc-boute la voûte céleste de ta Couronne
Où le Soleil phénicien darde ses flèches d’enchantements
Chassant au passage les plumes effilochées d’Acétone.
Fleuve ruisselant de délectation d’où s’épanche
Le Jardin des Délices en une caresse miellée d’orobanches.

Sâmara

histminÔ toi, mélancolique harpie de ces temps révolus,
ondulent les apsaras,
– dernière étreinte –
au son de ton Vinay.
Colonne,
échafaud de maux improbables
retranscris sur la voûte de tes cloisons intérieures ;
circonvolutions
d’où mantras,
vous scandez,
martelez
cette paralytique mélodie,
diffusant
– guérison cathartique –
la force des mandalas
dont le reflet,
;en un prisme chromatique démultiplié,
étale ses formes biaisées.
Œil néophyte
…………………………………purifiant son âme tant esseulée
…………………………………………de laquelle sourd une pesanteur,
…………………………………………– consonance d’une légèreté
……………………………………………… se confondant en un rituel
Vie/mort
dans un feu que la toile de ton sari recouvre,
croit absoudre les psalmodies du Purgatoire …
Tandis que Miraj,
renfermant en son sein tant de douleur contenue,
tue,
……………………………………déployée au gré des cordes
………………– lyre
………………………………….transfigurée
que l’armature de tes doigts arthritiques
égrène –
tourbillonne dans le spectre de l’oubli.
Ô toi, mélancolique harpie de ces temps nouveaux.